6 Février 2018

SST (Space Surveillance and Tracking)

La France unit ses efforts avec ses partenaires en matière de surveillance de l’espace et de suivi des objets en orbite (Space Surveillance and Tracking, SST) depuis 2014, pour mieux détecter et identifier des objets présents sur les différentes orbites, et ainsi réduire les risques de collision en orbite.

Avec plusieurs centaines de milliers de débris spatiaux d’une taille supérieure à 1 cm en orbite basse (l’ESA estime ce nombre autour de 750 000), il est essentiel de disposer d’outils performants pour répertorier et cataloguer ces objets. Face aux risques de collisions et de fragmentations, aux rentrées atmosphériques non contrôlées et aux manœuvres des satellites actifs, l’Union Européenne a établi en avril 2014 un cadre de soutien à la surveillance de l'espace et au suivi des objets en orbite : l’EU SST (Space Surveillance and Tracking).

La veille est un instrument de sécurité indispensable pour l’Europe spatiale afin notamment d’en protéger les infrastructures stratégiques (le système de positionnement Galileo, Copernicus).

Les agences spatiales française (CNES), italienne (ASI), espagnole (CDTI), allemande (DLR) et anglaise (UK SA) unissent leurs efforts avec le SatCen (Centre satellitaire de l’Union Européenne) au sein du consortium SST, dont la France assure la présidence depuis juillet 2017 pour une durée de 18 mois.

La présidence française est assurée par le CNES. Grâce à un réseau de senseurs au sol (radars, télescopes et stations lasers), ainsi qu’à des capacités d’analyse et de traitement des données en provenance de ces senseurs et également des données américaines, le Consortium SST permet aux opérateurs et utilisateurs des satellites nationaux et européens de disposer d’un service européen de haute qualité dans ce domaine crucial.

Le CNES contribue aux travaux du Consortium SST grâce aux activités opérationnelles de son Centre d’Orbitographie Opérationnelle qui traite entre autres les alertes sur les collisions, et également grâce à ses travaux sur l’architecture future de ce système au niveau européen.

En outre, le CNES travaille en liaison constante avec le ministère de la défense : surveiller l’environnement spatial est un enjeu de sécurité nationale. Ainsi, le radar français GRAVES qui détecte et classe les objets en orbite basse, est un atout majeur du consortium EU SST.